Limousin (10 juin 2005)

Rions
Un peu
Nous allons vous conter les aventures...

...de votre équipage, qui continue de participer au championnat de France à un rythme soutenu, avec un rallye toutes les 4 semaines comme dirait le passionné moyen, ou une semaine de vacances tous les mois comme disent leurs chefs et collègues de boulot. Hé ! C’est dur de faire le travail d’un mois en trois semaines, alors que le contraire pourrait être plus aisé ! Mais passion quand tu nous tiens... Alors, revenons-en au 2ème Rallye Région Limousin.

La journée du mardi est chargée : Frédéric est debout à 4h30 pour un rendez-vous client à 6 heures avec Claude, le fidèle lieutenant. Ensuite, il part à 10h récupérer le camion, le plateau et Pierre (ou plutôt Pierre, le camion, et le plateau, dans l’ordre des indispensables). A midi, l’ensemble s’en va charger la Saxo, aidé par le préparateur en personne, qui monte la voiture sur le plateau en écrasant comme d’habitude les rebords des rampes et en remerciant à sa manière Frédéric pour son aide (NDLR : pour qui ne connaît pas Ludo, c’est du genre : « T’es bien un grand con, c’est toi qui guide, je peux pas tout faire, allez laisse-moi faire tout seul, faut que je fasse tout ici ! », le tout avec à peu près 95 décibels dans les oreilles).

La Saxo enfin mise en place, c’est alors le départ vers Limoges. Et le rythme doit être soutenu, car Frédéric a pris le temps d’étudier le programme du rallye sur « Echappement », et il en a conclu qu’il faut récupérer le road-book avant 18h. Donc, pas le temps de contrôler si la voiture est complète, ni de lire le règlement officiel conservé amoureusement par Patrick. Tout ceci est fort dommage, car vous comprendrez plus tard tout l’intérêt de bien préparer un rallye.

Casse-croûte dans le camion, puis Pierre prend le volant et Frédéric... dort. Après avoir récupéré le road-book, direction le gîte municipal de Saint-Hilaire-Les-Places. Frédo, prévoyant, avait téléphoné pour prévenir d’une arrivée tardive (hé oui, les Mairies restent rarement ouvertes après 17h) et avait obtenu les numéros des téléphones portables et personnels d’une partie du conseil municipal.

Arrivés à la Mairie, surprise : elle est bien évidemment fermée et... aucune barrette sur les portables. Malgré tout, une belle cabine téléphonique à carte leur tend les bras ! Rien n’arrête Pierre qui, tel David Copperfield, fait sortir de son portefeuille une très vieille carte téléphonique dont il se souvient encore du code (merci à Paul Ricard, Johnny Walker, et tous ceux qui l’ont écarté d’Alzheimer). Grâce à lui, le conseil municipal aurait pu savoir que l’équipage COLLEIE-POISSON était arrivé, mais personne n’est joignable !!!

Le Maire serait-il le seul à avoir un portable qui passe dans cette contrée ? Ben oui, et il est pas content le Maire d’être emmerdé pour un problème de clés : alors l’agent de Mairie fera « péter un temps » pour apporter le sésame. Très bien ce gîte (merci Anne-Marie).

Quant à Patrick, il se permet d’arriver avec la C2 dans la nuit vers 4h du matin. Vous avez dit « tranquille » ? Alors que l’ordinateur de bord annonce fièrement une consommation moyenne proche des 20 litres aux 100 kilomètres, Patrick avouera s’être cru sur sa moto, car il a été obligé de faire 3 arrêts essence sur le trajet. Monsieur Citroën, tu peux pas les faire un peu plus grands tes réservoirs de C2 ?

Les reconnaissances du mercredi se déroulent à un rythme soutenu, et pas le temps de s’arrêter pour parler aux autres équipages : même la famille Lafont s’en offusquera. Mais votre équipage est têtu, et rien n’arrêtera la C2. Les 2 spéciales du mercredi matin sont très difficiles à reconnaître en 4 heures. Ce n’est pas grave : Patrick réussit à convaincre la commissaire de rester plus longtemps.

Après un sandwich avalé à grande vitesse, ils attaquent les reconnaissances des autres spéciales, et, évitant tous les pièges (y compris les autochtones à contre-sens), ils avalent les kilomètres, prennent des notes à outrances et... découvrent dans un moment de lucidité (et oui, ça fatigue tout ça) que leur carton de pointage sera rempli dès le premier jour. Et c’est là que tout s’éclaircit : les reconnaissances se déroulent sur 2 jours, donc 2 fois plus de temps que prévu, alors pourquoi cette ivresse de vitesse ? Eh ben, ils diront que c’était pour faire la grasse matinée le jeudi et passer un bon moment chez Henri et Monique à Saint-Germain-Les-Belles.

Les vérifications administratives et techniques se déroulent sans problème, après un passage chez GECC (partenaire-sponsor de RUN).

Difficile 1ère étape car, avec le numéro 173, votre équipage ne part qu’à 23h30 pour une superbe spéciale de nuit : Pont du Dognon. Rappelez-vous : c’est celle où Frédéric avait fait une cascade en Challenge Saxo. Profitant de son statut de répartiteur de spéciales, Frédéric fait en sorte que le hasard désigne Patrick pour faire cette spéciale de nuit.

Pendant le routier qui les mène au Pont du Dognon, Patrick constate un problème de répartition de freinage. Un arrêt de course consécutif � une sortie de route permettra de découvrir que les piles de la torche de bord sont hors-service, et, malgré le prêt d’une torche qui fonctionne, ils ne trouvent pas la molette manquante. Alors Patrick, tel Mac Gyver, bricole un système de réglage avec un rilsan.

Après une heure d’attente les voilà au départ. Patrick n’est pas � l’aise avec des freinages « bizarres », la nuit, la fatigue (eh oui, passé 40 ans...) ! Et voilà en plus que l’équipage Lafont les dépasse : mais ils ont des chevaux partout dans leur auto. A l’assistance le préparateur déclare avoir oublié la molette chez lui. Mais diable, tout le monde leur en veut !?! Ils sont 128ème au classement.

Rentrée difficile au gîte vers 4 heures du matin et lever à 8 heures. Heureusement qu’ils n’ont pas terminé 1er car, avec un départ à 7h30, ils n’auraient pas dormi.

La journée du samedi leur permet de remonter au classement à la 86ème place et de participer au festin concocté par Geneviève.

Une des spéciales du dimanche est Pont du Dognon, vous savez, celle que fait Patrick. Et là , de jour et avec une molette, il améliore de plus d’une minute son temps du vendredi.

A l’arrivée de ce rallye qu’il affectionne, votre équipage est 78ème au scratch et, comme on peut le lire dans le « Rallye magazine » de juillet 2005 : « 1er des 1600 non super 1600 et non Challenge ». Et, au Trophée Michelin, encore 2 pneus dans le coffre de la Saxo.

L’association RUN remercie tous ceux qui ont participé à ce déplacement, à la préparation de la voiture, à l’assistance. Chacun à sa façon aide l’association, et ne mérite que félicitations.

Prochaine épreuve : le Rouergue, les 8, 9 et 10 juillet 2005 à Rodez.

Notez que le déplacement au rallye Tour de Corse se précise : chacun peut confirmer sa participation, du dimanche 16 octobre au dimanche 23 octobre, pour un montant de 500 euros incluant le transport par avion depuis Paris, une place dans un véhicule de location (partagé avec 4 autres personnes), et l’hébergement sur place (organisation du club Ragnotti). Venez nombreux !