Cévennes (4 novembre 2004)
Trois semaines après le rallye du Touquet, votre équipage et la Saxo se
retrouvent au départ du Critérium des Cévennes. Il est nécessaire de
remonter le temps pour comprendre comment cette épreuve du championnat
de France, qui n’était pas prévue initialement au programme de Patrick
et Frédéric, se retrouve dans leur agenda, entre les rallyes du Touquet
et du Var.
Eh bien, il suffit de se faire de nouveaux amis (mais
néanmoins adversaires pendant le rallye), c’est-à -dire Eric et Nadine
LAFONT, qui racontent depuis le début de l’année que « Les Cévennes »
est le rallye qui les a marqués en 2003, que les spéciales sont
extraordinaires, que le public est déjà sur place pendant les
reconnaissances et que... stop !!! Nous vous demandons de vous taire... et
nous irons voir par nous même si c’est vraiment un beau rallye.
Tout le staff de RUN se met au travail à commencer par
Sylvie et Jean-Philippe qui doivent mettre à jour le calendrier 2004
des épreuves du championnat de France des rallyes sur le site RUN en y
ajoutant le Critérium des Cévennes (cela fera 8 épreuves soit la
totalité du championnat de France 2004). Suit Anne-Marie qui doit
trouver un gîte pas trop loin du départ (Montpellier) et de la plaque
tournante du rallye (Ganges) : mission accomplie avec un très beau gîte
dans une maison indépendante, neuve, sur un domaine à Fontanes.
Ludovic quant à lui doit redonner un peu de jeunesse Ã
la belle Saxo avec une bonne révision avant les deux dernières épreuves
de la saison. Il peaufine la préparation en ajoutant 2
anti-brouillards, car habituellement il y a du brouillard (souvenir de
Frédéric lorsqu’il y venait en spectateur dans sa tendre jeunesse). Et
vos 2 pilotes, qui doivent organiser leurs activités professionnelles
avec cette nouvelle semaine de congés (vivent les RTT)... et les voilÃ
partis pour Montpellier. Frédéric avec le camion d’assistance, le
plateau, et la Saxo de course, et Patrick accompagné de Pierre avec la
Saxo de reconnaissance. Pour la petite histoire le premier mettra 10
heures de route et les seconds... beaucoup moins. Même les gendarmes
n’ont pas eu le temps de les voir passer !
Pierre est présent comme d’habitude pour assurer
l’intendance, mais contrairement au Touquet, il sera aidé cette fois-ci
par Geneviève et Nicole. Geneviève, vous la connaissez, elle était
présente au rallye d’Alsace, entre autres. Quantà Nicole, elle est
déjà venue nous faire de bonnes petites spécialités gastronomiques au
rallye du Mont Blanc. Ah, vous n’étiez pas à Morzine et n’avez pas
reçu le compte-rendu correspondant !!! Comme vous êtes sympathiques,
vous aurez à la fin de celui-ci un petit chapitre la concernant.
Les reconnaissances se déroulent bien, et comme c’est la
première participation de votre équipage à cette épreuve, tout est Ã
découvrir. Pour les spéciales, ils n’ont qu’à suivre le road-book et
prendre les notes lors des deux passages. Mais pour manger, il sera
nécessaire que Patrick utilise son 6ème
sens (à cause de la faim) pour trouver l’introuvable, un restaurant
situé dans une zone industrielle quasiment désaffectée, avec un seul
client attablé mais avec un menu accueillant et un patron cuisinier
passionné par la bonne cuisine française et les produits frais du
terroir. Oui monsieur, t’es gentil, tu causes bien la France, tes plats
sont délicieux et ton digestif maison se boit tout seul ! Nous, on a du
boulot avant de prendre le départ, alors à bientôt. L’assistance arrive
par le TGV : Ludovic et Sylvain d’abord puis Régis ensuite. Le service
communication est cette fois composé de Madame la trésorière de RUN,
Jean-Philippe, Béa. et Alex, et d’une guest-star internationale :
POPAUL. La présentation de tous les membres RUN présents étant faite
venons en au rallye.
Après une bonne sieste le vendredi, départ de votre
équipage en fin d’après-midi. Ils ont le numéro 134 sur 205 partants
(l’équipage LAFONT-LAFONT a déjà raison : pour le nombre de partants
c’est un beau rallye). Frédéric est en charge de piloter pour la 1ère spéciale. Mais il est pas en forme le Frédo ! Les 10 heures de route l’ont-elles assommé ou le digestif ne passe-t-il pas ?
Sur la ligne de départ Patrick, toujours aux petits soins pour son
jumeau de rallye, lui demande s’il a bien mis les longues portées car
il fait bien nuit. Frédéric, fier de prouver à son copilote qu’il n’a
pas besoin de ses indications, met tout l’éclairage de la Saxo en
marche et... c’est vrai qu’elle est bien éclairée la haie qui se trouve Ã
environ 50 mètres devant la ligne de départ ! Mais Frédéric n’a qu’une
chose en tête : l’organisateur a dû vouloir augmenter la dose
d’adrénaline du pilote car il a placé en numéro 135 une super 1600.
Pour expliquer : c’est comme si Armstrong partait dans le contre la
montre du Tour de France avec le coureur suivant en moto de grand prix.
5,4,3,2,1,0, c’est parti. Frédéric n’arrête pas de dire
que l’éclairage n’est pas suffisant tout en pensant sans le dire «
qu’est ce qu’il a fait Ludo. : maintenant, avec ses 2 anti-brouillard
on y voit rien ». Et tout d’un coup arrive la fusée partie 1 minute
plus tard. Frédéric ne prend que le temps de jeter la Saxo sur le
bas-côté (bon, c’est vrai que c’était un mauvais bas-côté) plein de
pierres et Patrick admire les trajectoires soignées du pilote de cette
super 1600. A l’arrivée, Frédéric s’aperçoit qu’il a positionné les
interrupteurs des longues portées sur OFF (il en entendra beaucoup
parler pendant tout le rallye) et l’équipage devra changer de roue
(crevée) sur la liaison, avant la spéciale suivante. Le samedi permet
aux 2 compères de faire ces superbes spéciales décrites par la famille
LAFONT. La nuit du samedi est extraordinaire, car le nombre de
spectateur est impressionnant et les feux de bois illuminent le ciel
des Cévennes. Une toute petite ombre au tableau : un nombre infime de
spectateurs pour qui l’alcool doit être un moyen de se réchauffer, joue
les matadors en prenant pour taureau les bolides d’acier ou bien
jettent de l’huile dans les épingles. Patrick l’a vécu dans la 10ème spéciale.
Le rallye comportait 18 spéciales dont 5 le dimanche, mais c’est sans
compter sur la mauvaise fée Total, qui, pour des raisons sûrement
indépendantes de sa volonté, a fait s’arrêter cette superbe épreuve
avant son terme, par absence de carburant pour tous les équipages. S’en
est suivi une manifestation des concurrents régionaux amateurs. Tout
cela a amené l’arrêt de l’épreuve après 16 spéciales dans une confusion
jamais vécue, mais il paraît que le Sud apporte toujours son lot de
surprises. C’est Patrick qui est déçu car il n’a pas pu faire le 2ème passage de l’ES mythique de La Cadière. Dommage, car c’est vrai que c’est un très beau rallye.
Sur le podium votre équipage favori est 86ème sur 134 classés et 9ème au trophée Michelin.
PS 1, pour le service communication : alors c’est bien de venir dans
les Cévennes pour ne voir aucune voiture en spéciale ? T’en penses quoi
Popaul ?
PS 2, comme promis : Nicole habite Les Bauges. Elle a
toujours sur elle des spécialités de cette belle région que tout le
monde ne connaît pas, mais dont elle adore parler, alors cours de
géographie pour les cancres du fond. Les Bauges : Massif des pré-Alpes
en Savoie (2217 mètres), et région ou se déroule également le rallye régional des
Bauges vers la mi-octobre. Pour en savoir plus, consultez le site www.lesbauges.com.
Prochaine épReuve : le rallye dU Var les 25,26 et 27 Novembre 2004.